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vendredi 22 mai 2015

Une histoire française

Une histoire française
Auteur : Valère Staraselski

Texte de présentation

Une Histoire française est le saisissant roman d'une France prérévolutionnaire où sont restituées les grandes et petites figures d'un monde qui ne sait pas encore qu'il est appelé à disparaître, car le "bonheur de vivre" de quelques-uns y piétine avec allégresse la souffrance du plus grand nombre.
Dans le Paris enneigé de janvier 1789, l'homme de lettres Georges de Coursault se rend chaque jour rue de Nevers, près du Pont-Neuf, chez l'avocat Marc-Antoine Doudeauville. Ce dernier, alité suite à un accident, lui dicte ses mémoires. Au fil de sa confession, défilent ainsi sous nos yeux, démentant bien des idées reçues, les quelque vingt-cinq années troublées qui précédèrent et annoncèrent le début de la Révolution française. "Rien n'était plus raisonnable. Mais on avait affaire à des hommes", témoignait alors Voltaire en plein siècle des Lumières.
Au fil de la lecture, s'insinue un étrange sentiment, tant les similitudes paraissent grandes entre cette fin de XVIIIe siècle et aujourd'hui. Chaque époque a ses aristocrates, ses égoïsmes, ses lâchetés, ses conformismes. Aussi, ce roman est le plus contemporain qui soit. Une histoire bien vivante de notre pays, "une histoire française".

En complément

Vous pouvez retrouver toute l'actualité de Valère Staraselski sur www.valerestaraselski.net

Mon avis : Très Bien

Paris, janvier 1789. Persuadé qu'il ne survivra pas à l'accident qui l'a laissé à moitié paralysé, Marc-Antoine Doudeauville, avocat parisien réputé, décide de dicter ses mémoires à Georges de Coursault, un jeune homme de lettres qu'on lui a recommandé pour ses talents d'écriture. Ainsi, chaque jour, celui-ci traverse Paris pour se rendre rue de Nevers afin de recueillir les souvenirs de l'avocat...

Une forme narrative originale
Centré autour de la confession de Marc-Antoine Doudeauville, ce roman relate ses souvenirs, ses faits et gestes ainsi que ses réflexions depuis son arrivée à Paris en janvier 1766 jusqu'à ce fameux mois de janvier 1789, alors que Paris se retrouve sous la neige.

Le rythme des confidences, qui se déroulent entre le samedi 9 janvier 1789 et le vendredi 30 janvier 1789, détermine la structure du roman puisqu'il est divisé en neuf chapitres, chacun étant dédié à une journée.
Le récit lui-même est assez linéaire et continu, rythmé par le témoignage de l'avocat, seulement interrompu par les réactions ou les interventions des personnages – Marc-Antoine Doudeauville, son domestique Baptiste et Georges de Coursault – et par le cycle du temps. Si le roman se permet parfois quelques écarts en nous présentant le logis de Georges de Coursault et les rues du parcours reliant le domicile de ce dernier à celui de Marc-Antoine Doudeauville, mettant en avant les conditions météorologiques du moment, il reste cependant centré sur l'appartement de Marc-Antoine Doudeauville, plus précisément sur sa chambre. Pourtant, ces interruptions sont très intéressantes et riches en informations, car elles mettent en lumière les conditions de vie à l'aube même de la Révolution française, mettant en perspective les souvenirs évoqués par Marc-Antoine Doudeauville.

Si cette forme narrative basée sur la confession est intéressante et originale, elle présente de manière générale le risque éventuel de décourager le lecteur de par les longues plages de texte sans dialogues ni interruptions. Dans le cas présent, le texte est si riche en descriptions et en informations et l'écriture si précise et si fluide que le lecteur est immédiatement happé comme s'il assistait en direct aux confidences de l'avocat et l'on est directement transporté des années en arrière... On en viendrait presque à se demander si l'auteur n'a pas rencontré l'esprit de ce fameux Marc-Antoine Doudeauville tant il s'est glissé dans la peau de ce personnage !

Tableau Le Pont Neuf et la Samaritaine, à Paris
Le Pont Neuf et la Samaritaine, à Paris (1755),
Jean-Baptiste Nicolas Raguenet (© RMN-Grand Palais/Hervé Lewandowski).

Une fresque historique impressionnante
Au fil du témoignage de Marc-Antoine Doudeauville se dessine un portrait pour le moins saisissant et troublant de la France prérévolutionnaire. Saisissant car plein de vérité et visionnaire, troublant car plein de résonances avec la période actuelle : perte de repères, crise économique, corruption du pouvoir, éloignement, mépris et lâcheté des élites, scandales financiers, dépravation morale des classes dirigeantes, fortes inégalités sociales, emprise de la haute noblesse et du clergé qui bloquent toute réforme, rivalités de pouvoir, etc. Loin de prendre parti, Valère Staraselski dresse en toute objectivité le portrait d'une société complexe et en pleine mutation, qui peine à trouver sa voie, paralysée par des blocages, incapable de se réformer.

Les cris de Paris
Les cris de Paris,
(© RMN-Grand Palais (MuCEM)/Franck Raux).

Construit à partir d'une très solide documentation, l'auteur a réussi à la digérer et à transformer toute cette matière pour la rendre vivante à travers le personnage de Marc-Antoine Doudeauville qui raconte l'histoire de la France durant ces années prérévolutionnaires, marquées par des conditions météorologiques extrêmes qui compromettent les récoltes (pluies, inondations, sécheresse, grêle), une conjoncture économique difficile (baisse du prix du grain et du vin), une crise de confiance (un roi faible et hésitant, une reine considérée comme frivole et dépensière, une haute noblesse qui bloque toute réforme), mais aussi une crise à la fois de subsistances (augmentation du prix du pain, disettes) et sociale (faillites, développement du vagabondage, de la mendicité et du brigandage). En parallèle, malgré la forte emprise de l'Église catholique, la philosophie des Lumières se développe et chaque personnage de ce roman s'en fait l'écho à travers l'évocation des écrits de Diderot, de Voltaire ou bien de Jean-Jacques Rousseau.
Dans ce roman, tout s'enchaîne selon l'ordre chronologique, petits faits quotidiens (exécutions en place de Grève, dégâts causés par les fortes pluies et l'orage, etc.), anecdotes, faits historiques (disgrâce du duc de Choiseul, naissance du duc d'Enghien, mort du roi Louis XV, morts de Voltaire et de Rousseau, guerre d'indépendance des États-Unis, etc.)… On est à la fois dans l'Histoire et dans la vie quotidienne du peuple de Paris, si bien décrite, grâce au sens de l'observation de Marc-Antoine Doudeauville à qui rien n'échappe dans sa découverte de la capitale. C'est également l'occasion de découvrir tous ces anciens métiers qui existaient alors : porteurs d'eau, portefaix, gagne-deniers, libraires, marchands, limonadiers, perruquiers, décrotteurs, etc.

"Place de Grève à Paris, ce jour, [...] un homme allait mourir. La foule de peuple qui s'amassait autour de la potence, inaccessible à mon regard, grondait. Il y avait de lents mouvements qui s'opposaient et des insultes fusaient vers les bourreaux. [...] Une couturière qui était devant moi et qui avait les yeux mouillés me raconta ce que je ne pouvais voir. À savoir que la corde s'était cassée à deux reprises et que le bourreau avait fini par étrangler le supplicié, un voleur, de ses propres mains. Le tumulte s'était accru de manière démesurée. Soulevant le cadavre, sorte de pantin désarticulé, le bourreau que j'entrevis alors à mon grand étonnement, galonné, en bas banc, et en escarpins, le pendit une troisième fois, quoique mort. La foule gronda derechef et je vis tout à coup les archers que je n'avais qu'entraperçus jusque-là faire volte-face, baïonnette au fusil en direction du public."

Ce récit, passionnant et sans parti pris, relate les événements sans s'appesantir, rendant la lecture aisée et source de curiosité pour le lecteur ; il permet de saisir l'enchaînement des faits, leurs origines mais aussi leurs répercussions, l'engrenage qui conduira à la Révolution française. C'est de l'Histoire rendue vivante !

"L'hiver n'en finissait pas. Mais quel hiver ! Le 30 décembre, à dix heures du soir, le thermomètre était descendu à moins quatorze et demi ! Je puis vous assurer que, dehors, on risquait de tomber raide à chaque pas. Et puis, en raison de ces intempéries, Paris était devenu méconnaissable. Les équipages étaient empêchés d'avancer tant il y avait de neige, des murs de neige hauts et glissants devant les boutiques qui allaient jusqu'à disparaître derrière. On avait craint d'éprouver au commencement de 1784, lors de la fonte des neiges et de celles qui avaient dû tomber en même temps beaucoup plus loin, une inondation tardive semblable à celle de 1764. Le peuple souffrait. Hardy m'avait rapporté qu'un particulier, pauvre et affamé, était entré avec tous les symptômes de l'égarement chez un boulanger demeurant place Maubert, y avait pris un pain qu'il avait entamé aussitôt, puis était sorti tout en le mangeant. La boulangère l'avait d'abord poursuivi en criant au voleur puis s'était lassée."

Des personnages attachants
Bien que la France prérévolutionnaire reste le sujet principal de ce roman, force est de constater que l'auteur n'en délaisse pas pour autant ses personnages qui sont parfaitement décrits et restitués dans leur environnement naturel, celui d'un Paris sous la neige. Des personnages qui sont le support même de ce récit, sans qui ce témoignage n'existerait pas. Certes, l'on découvre Georges de Coursault, le narrateur, que l'on suit dans ses pérégrinations quotidiennes entre son domicile et celui de l'avocat. On le suit tellement que l'on a l'impression d'être à ses côtés, de souffrir du froid, de veiller à ne pas tomber sur les plaques de glace, d'entendre les cloches de l'église Saint-Séverin, de croiser sa concierge, etc. Mais les confidences de Marc-Antoine Doudeauville nous font découvrir d'autres personnages de manière indirecte, par le biais de ses souvenirs, même si l'un d'entre eux fera une apparition en fin de roman, mais je n'en dirai pas plus… Mais, encore une fois, ce témoignage de Marc-Antoine Doudeauville est si précis et si vivant que l'on est immédiatement transporté aux côtés des personnages et des événements décrits.

Il y a bien sûr Marc-Antoine Doudeauville, le personnage principal, aujourd'hui reconnu comme l'avocat du petit peuple. Mais que de chemin parcouru pour cet homme originaire de Rouen, orphelin de père et de mère, placé aux Enfants-Trouvés, puis confié à la garde d'un couple près de Rouen et enfin placé au collège des oratoriens où il a tout appris auprès de son mentor, le père Autun, qui lui donne une éducation complète. Sur les conseils de ce dernier, Marc-Antoine Doudeauville se rend à Paris pour entreprendre des études d'avocat. Tout en poursuivant ses études, il travaille comme secrétaire chez un ancien avocat devenu conseiller à la Grand'Chambre, Claude Adrien Dunoyer. Car contrairement à ses acolytes, Marc-Antoine Doudeauville n'est pas issu d'une famille aisée, c'est un orphelin et il perçoit très vite ce qui le sépare de tous ces jeunes gens, bien nés et insouciants. Solitaire, sans fortune ni famille, sa vie est faite de travail, de respect des règles et des lois.

Sa rencontre avec Sébastien Bréhal, un collègue qui travaille également chez Dunoyer, va changer sa vie et l'ouvrir à une vie sociale plus développée et lui permettre de découvrir la philosophie des Lumières. Cet homme, éduqué par les jésuites et admirateur de Rousseau et de Diderot, est un être de conviction et de foi mais aussi doué d'une forte ouverture d'esprit.
Quand il quitte la France pour aller se battre en Amérique du Nord où se déroule la guerre d'indépendance des États-Unis, Marc-Antoine Doudeauville n'est heureusement plus seul ; il est entouré par plusieurs amis tous animés par de fortes convictions et ouverts aux nouveaux courants de pensée qui animent alors la société française. Il y a Constance de Durbois, une jeune veuve, mère d'un enfant, fille d'un surintendant des Finances, un véritable puits de science, conciliant à la fois sa religion et l'esprit philosophique, avec laquelle il entretient une relation charnelle mais sans lendemain vu leurs conditions respectives, mais aussi la charmante Julie, fille de son logeur, dont il se sent proche – sa mère est morte en couches et sa belle-mère ne l'apprécie pas – et qui va petit à petit gagner son coeur. Et n'oublions pas l'étonnant André de Maisonseule rencontré chez le libraire Labrousse. Cet ancien officier d'infanterie, ni riche, ni pauvre, mais toujours vêtu avec élégance, considère que le temps de la Cour et de Louis XVI est révolu. Pour cet admirateur de Diderot, la philosophie offre de nouvelles perspectives enthousiasmantes. Quand tous ces personnages se rencontrent, autant vous dire que naissent des discussions sans fin et passionnantes !

Tableau "Lecture de la tragédie de L'Orphelin de la Chine de Voltaire dans le salon de madame Geoffrin"
Lecture de la tragédie de "L'Orphelin de la Chine" de Voltaire
dans le salon de madame Geoffrin
(1755)
(© RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison
et de Bois-Préau)/Daniel Arnaudet).

Un Paris vu par un témoin oculaire
À l'occasion des confidences de Marc-Antoine Doudeauville et de l'évocation de son parcours depuis son arrivée à Paris, on découvre petit à petit le Paris du XVIIIe siècle. Petit à petit, car cette découverte se fait sur la durée, suivant le flot des paroles de l'avocat. Un Paris inconnu, un Paris qui n'existe plus, celui des Champs-Élysées vierges de toute construction, celui de Belleville avec ses briqueteries, ses tuileries et ses manufactures de porcelaine, etc. Cette évocation est particulièrement réussie et bien retranscrite, car rendue vivante par le biais d'anecdotes et de détails précis, sans aucune description rébarbative, et utile car jamais gratuite : l'auteur présente le vrai Paris, fait à la fois de splendeur et de misère... comme aujourd'hui.
Voici les premières impressions de Marc-Antoine Doudeauville à son arrivée à Paris :
"Mon souvenir est encombré du nombre prodigieux de cheminées qui fumaient sur les toits de la capitale, et puis du vacarme aussi, les cris des marchands qui se répandaient de loin en loin dans des rues pas plus larges qu'une brassée, le roulement des carrosses sur le pavé, les gueulements des cochers et le claquement de leurs fouets, des coups de marteau venant je ne savais d'où, le chant des maçons au travail dans quelque demeure, les rires ou les jurements. Le silence ne trouvait nulle part où se réfugier. Durant mon trajet, je croisai nombre de mendiants. Jamais de ma vie je n'en avais tant vu ! Des hommes assis place de Grève sur de la paille, les membres raidis par le froid, attendait l'embauche. Un peu plus loin, je m'attardai devant un vide-gousset mis au pilori et, le comble, en pleine rue je rencontrais une jeune blanchisseuse qui avait accouché presque devant moi d'un enfant mort-né. Affolée, elle l'avait déposé encore tout gluant dans une brouette afin de le montrer au commissariat de police et d'éviter ainsi d'être accusée d'infanticide !"

Puis, plus tard, au cours de sa promenade dominicale, il découvre plus précisément Paris :
"Devant Notre-Dame, je passais alors, regardant chaque fois les bâtiments de l'Hôtel-Dieu avec angoisse à cause du nombre de morts que j'en voyais sortir au petit matin, entassés sur des chariots. Mais, très vite, je m'aventurai dans le dédale des rues où ni le soleil ni le vent ne pénètrent jamais. Dans le faubourg Saint-Marceau ou Saint-Antoine, par exemple, dans les rues sales et puantes bordées de maisons noires avec les gens en haillons. C'est là le plus étendu, le plus gros de la ville. Et puis sur les rives de la Seine, avec les édifices monumentaux, les hautes maisons, Paris se transforme en ce qu'on en attend, Paris est magnifique. En quelques mois, vraiment, de la rive droite dans le quartier de Saint-Jacques-de-la-Boucherie et des Halles où se tiennent les grands marchés ou du quai de la Mégisserie, du quai de la Ferraille qui va jusqu'à la rive gauche, Paris me devint la ville la plus familière du monde !"

Après un court séjour à Rouen, de retour à Paris, Marc-Antoine Doudeauville est marqué par la dureté de la ville :
"J'eus l'horrible sentiment d'être abandonné. Cette sensation était si prégnante que je dus m'arrêter. Un porteur d'eau qui ne m'avait pas vu me bouscula en jurant tandis que j'échouais contre le baquet au milieu duquel une harengère vendant son poisson à la criée me houspilla, me conseillant de moins boire. Leurs cris, mêlés à ceux discordants des cochers et à leurs jurements, formaient une cacophonie qui accroissait mon angoisse. J'avais des difficultés à respirer, l'air me semblait vicié, écoeurant. [...] Cependant, ce qui ajoutait encore à mon désarroi, c'était la vue de ce nombre de malheureux qui allaient dans les rues et mendiaient. On voyait à leur maigreur qu'ils souffraient de la disette. Leur regard, je ne sais comment tout à la fois brillant et terne, m'était insoutenable, celui des enfants surtout."

Pourtant, Marc-Antoine Doudeauville finit par avouer, lui qui a longtemps estimé qu'il valait mieux mourir là où on avait vu le jour que "Paris était à peu près invivable, plein de vicissitudes, mais c'était ma ville ! [...] Mais Paris, que voulez-vous, était devenu ma ville. Paris était ma vie et la chose était entendue, il serait aussi ma mort."

Si, à la fin de ce roman, les personnages Marc-Antoine Doudeauville, Georges de Coursault et André de Maisonseule vous manquent, vous pourrez les retrouver dans L'Adieu aux rois, un roman que je vous conseille !

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En conclusion
Points forts :
  • Un sujet peu souvent traité : la France à la veille de la Révolution française.
  • La confession, une forme narrative originale.
  • Un habile mélange et un bon équilibre entre une solide documentation et une fiction intéressante.
  • Un roman qui fourmille d'anecdotes sur la vie quotidienne du peuple parisien.
  • Un roman plein de résonances avec la période actuelle.

Points faibles :
  • La confession : un rythme assez linéaire et continu qui peut décourager les lecteurs en quête d'action en permanence.
  • Des chapitres longs... pas facile d'interrompre sa lecture au sein même d'un chapitre.
  • Certains faits historiques sont trop survolés d'où une petite frustration.

http://www.deboree.com/

Caractéristiques techniques

Livre papier

Éditeur : De Borée
Collection : Terre de poche
Date de parution : mai 201
Couverture : brochée
Format : 16 cm x 24 cm
Pagination : 608 pages
ISBN : 978-2-8129-1480-5

2 commentaires:

  1. Le roman est formidable, vous apprenez beaucoup sur l'Histoire de France. Valère Staraselski est un conteur qui vous permet d'apprendre, merci à l'auteur. Il y a une suite : L'Adieu aux rois qui vous permet après la fin du siècle des lumières dans une "Histoire française d'apprendre les atrocités du départ de la République.

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  2. Ce roman est un monument, l'auteur a su nous captiver qu'il en soit remercié.

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